Le magazine qui valorise la femme gabonaise dans toute sa modernité.

Logo
Menu
© 2026 Les échos d'elle
Pub BGFI

«Maternité allaitante » : un droit, un choix, un combat silencieux

«Maternité allaitante » : un droit, un choix, un combat silencieux

Avril nous ramène, chaque année, à cette célébration de la femme gabonaise. Mais que célébrons-nous, au juste ? Les acquis ou les combats à mener ? Les victoires proclamées ou les silences qui pèsent ?

Cette année, je voudrais nous arrêter sur une question que l'on murmure dans les cabinets médicaux, que l'on chuchote entre amies, mais dont on ne parle presque jamais publiquement : la procréation médicalement assistée. Étrange paradoxe que le nôtre. D'un côté, un État qui encourage la natalité et célèbre la maternité comme pilier de notre société. De l'autre, des femmes, nos sœurs, nos amies, qui se heurtent au silence, à l'absence, au vide institutionnel lorsque leur corps refuse ce que la société leur réclame.

Pourquoi cette médecine qui permet de donner la vie reste-t-elle un luxe ? Pourquoi laisse-t-on l'argent décider de qui aura le droit de devenir mère ? La PMA ne devrait être ni un caprice, ni un privilège. C'est une réponse médicale à une souffrance réelle. Une main tendue vers un rêve légitime. Pourtant, aujourd'hui au Gabon, seules les femmes aux moyens confortables peuvent y accéder. Les autres attendent. Prient. Espèrent. S'épuisent.

Au pays de « la Maternité allaitante », n'est-ce pas là une violation du sceau de la République ? Avouons-le, nous assistons silencieusement à l'agression de notre vision commune. Nous qui refusons la victimisation et qui croyons à l'action plutôt qu'aux lamentations, ne permettons plus que le désir de maternité s'évanouisse aux portes des institutions bancaires.

Aussi, je nous invite à réfléchir à la société que nous voulons construire pour les générations futures. Car construire c'est préparer la transmission. Si nous croyons vraiment en l'égalité des chances, brisons les barrières avec élégance mais avec fermeté. Rêvons ! Exigeons la prise en charge de la PMA par la sécurité sociale.

Parce qu'enfanter ne devrait jamais être une question de fortune. Parce qu'être femme, c'est aussi pouvoir écrire sa propre histoire.

Partager cet article